Un visage connu

Un visage connu - Alana Tabb

D'après mon mari, il était fort probable que l'air soit contaminé à la maison. Il avait mal de tête et d'après lui, l'air contaminé est une cause possible. Au début, je pensais qu'il s'agissait d'une blague puisque moi, je n'avais pas du tout ce malaise.

Par ailleurs, je vous signale que mon mari est ingénieur et qu'il est bien doué en sciences physiques, chimie, etc. Moi, par contre, non seulement, je ne suis pas ingénieure, mais aussi, je suis extrêmement nulle en sciences. J'ai toujours préféré la littérature en fait.

J'avais pensé à contacter une entreprise spécialisée dans la décontamination, mais mon mari m'a dissuadé de le faire. J'avais eu cette idée en raison que ma sœur a dû appeler une entreprise de ce type récemment, mais je ne me rappelle plus quel problème avait-elle exactement.

Nous avons discuté plusieurs fois à ce sujet avec mon mari, d'après lui, je fais toujours ce que ma sœur fait, alors que l'ingénieur, c'est lui et non pas ma sœur... Voilà. Je ne décide donc plus rien en ce qui concerne la maison sans d'abord parler avec lui.

Il a donc lui-même trouvé un laboratoire d'analyse qualite de l air  à la maison du fait que, toujours d'après lui, les laboratoires ont plus d'objectivité que les entreprises de décontamination du fait que celles-ci trouveront toujours quelque chose à décontaminer (afin de vendre leur service, évidemment).

Un employé du laboratoire que mon mari avait contacté s'est donc présenté chez nous pour faire son travail. Au moment où mon mari l'a accueilli, j'ai noté qu'il a ouvert bien grand les yeux, comme s'il y avait quelque chose d'inattendu. Mon mari l'a fixé également d'un regard qui n'est pas l'habituel en lui. Je pense qu'ils se connaissaient déjà.

Mon mari a guidé l'employé du laboratoire par la maison, vers où il pensait que l'air pourrait être contaminé. Quant à moi, je suis restée dans le salon en lisant un roman, mais à un moment donné, j'ai entendu qu'ils ont discuté comme s'ils se connaissaient déjà. Cela ne m'a pas trop étonné du fait que mon mari est un peu bavard.

Finalement, le jeune homme est parti. J'ai vu que mon mari et lui se sont serré la main à la porte et que mon mari lui a souhaité bonne chance.

Il m'a ensuite expliqué que ce jeune homme avait été son élève il y a quelques années, à l'époque que mon mari était professeur à l'Université de Montréal.

La relation entre eux à l'Université a été bonne, donc nous pouvions ainsi faire confiance à l'employé du laboratoire et à son verdict.